Mentorat des jeunes : boussole en temps de crise

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes sont paumés. Et leurs parents aussi.

Entre injonctions contradictoires, réseaux sociaux en overdose, et monde pro en mutation, beaucoup de jeunes avancent dans le brouillard. Et leurs parents, souvent, ne savent plus quoi dire ni comment le dire.

Le mentorat s’impose alors non pas comme une solution miracle, mais comme un espace structurant, un filet de sécurité mental et émotionnel.

Ce n’est pas une démission parentale. C’est un relais.

Confier un jeune à un mentor, ce n’est pas dire « je n’y arrive pas », c’est dire « je ne veux pas être seul dans cette mission. »

Le mentor n’élève pas l’enfant. Il ne prend la place de personne. Il offre une autre posture, un autre regard, une autre manière d’entrer en relation.

Pourquoi le jeune se confie-t-il plus facilement à un mentor ?

Parce qu’un mentor n’a pas d’affect à ménager, pas d’historique à traîner, pas de déception à masquer.

Il n’attend rien, ne corrige pas, ne dramatise pas.

Souvent – pas toujours, mais souvent – un jeune osera dire à un mentor ce qu’il tait à ses parents.

Non pas par rejet, mais par protection : éviter d’inquiéter, de blesser, de décevoir.

Le mentor devient alors un tiers de confiance, sans enjeu émotionnel direct. Et ça fait toute la différence.

Le mentorat professionnel : une réponse au flou

Dans un monde qui valorise les diplômes sans expliquer les métiers, qui glorifie la réussite mais tait le parcours, un mentor peut :

  • Ouvrir des perspectives concrètes
  • Partager ses propres essais/erreurs
  • Rendre l’incertain… stimulant

Ce que ça suppose : présence, écoute, patience

Un mentor efficace :

  • Pose plus de questions qu’il ne donne de conseils
  • Écoute sans corriger
  • Inspire sans imposer
  • Laisse l’autre aller à son rythme

C’est du leadership doux. Pas du sauvetage.

Et les parents dans tout ça ?

Leur rôle reste fondamental. Mais il évolue :

  • Soutenir sans surveiller
  • Valoriser l’engagement dans la relation mentorale
  • Ne pas se sentir mis à l’écart, mais renforcés dans leur rôle éducatif

Le mentor n’est pas un rival, mais un allié temporaire dans la construction de l’autonomie.

En conclusion : un écosystème pour grandir

Mentorer un jeune, c’est lui permettre d’élargir ses angles morts, de respirer hors du regard parental, de tester des idées dans un cadre sécure.

C’est aussi offrir aux parents un soutien invisible mais puissant.

Dans une époque brouillée, plus que jamais :
Le lien précède le sens.
Et parfois, ce lien passe par quelqu’un d’autre.

Envie d’aller plus loin ?

J’accompagne les jeunes en questionnement… et leurs parents qui cherchent à bien faire.

Un échange suffit pour éclairer la suite.


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