“Il a tout pour être heureux.”
Cette phrase qu’on adore balancer à ceux qui sont justement au bord du gouffre. Car derrière les chiffres verts, les levées de fonds, l’hypercroissance, il y a souvent un homme ou une femme qui tangue. Fort dehors. En miettes dedans.
Le paradoxe du succès
Quand tout marche, on ne s’autorise plus à aller mal.
Le dirigeant devient prisonnier de son propre succès. Prisonnier de l’image à tenir.
Pas le droit à la fatigue, au doute, encore moins à la fragilité.
Alors il serre les dents. Jusqu’à ce que ça casse.
Les symptômes avant le crash
- Hypervigilance permanente : cerveau en alerte 24/7
- Perte de lien avec le plaisir : tout devient un devoir
- Isolement progressif : personne pour parler vrai
- Troubles physiques : sommeil, tension, digestion…
- Addictions compensatoires : café, sport, taf, etc.
- Et ce fameux moment de bascule, souvent imperceptible, où tout devient trop. Trop d’attentes. Trop de décisions. Trop seul.
Les racines du mal
- L’identification au rôle : “si je ne performe plus, je n’existe plus”
- Le mythe du leader invincible
- La peur du regard des autres, et pire : de soi-même
- Le manque d’espaces de décompression sécurisés
Des pistes pour éviter le crash
- Créer des sas de décompression réguliers : coach, mentor, thérapeute
- Redéfinir son rapport à la réussite
- Partager sans forcément chercher à être “aidé” : juste parler vrai
- Reconnecter avec son corps : sport doux, respiration, hypnose
- Anticiper : reconnaître les signaux faibles
Et si la vraie performance, c’était aussi de savoir prendre soin de soi ?
Un dirigeant qui dure, ce n’est pas celui qui fonce sans relâche.
C’est celui qui sait faire pause, écouter ses signaux faibles, recharger.
Parce que prendre soin de soi, ce n’est pas un luxe.
C’est une stratégie de long terme.
… et toi, tu as prévu une pause, ou tu laisses ton corps s’en charger à ta place ?

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